C'est vrai, j'aurais pu rester là. Rester ici l'air béat en pleurant toutes les larmes de mon corps. J'aurais pu ouvrir la bouteille de
Jack Daniel's qui dois trainer quelque part dans ma chambre. J'aurais pu me rendre stone, juste histoire de planer, d'oublier la réalité. Toucher un peu le ciel ne serais-ce que pour cette nuit qui risque d'être très longue. J'aurais pu aussi aller oublier tes paroles en plongeant dans les bras (ou les
draps)d'un autre. J'aurais pu faire beaucoup de choses ce soir. De toute façon, je n'ai absoluement plus rien à perdre. Et tu le sais ça. Ou sinon j'aurais pu m'octoyer 2 ou 3 boites de mes
anti-depresseurs. Tu sais ceux que j'ai l'habitude de prendre en ce moment, depuis que je passe mes nuits à reflechir, à devenir folle feu à feu. Mais ce soir, j'ai choisit la raison , plutôt qu'être témeraire. Alors j'ai pris le premier vêtement sous la main : Ma veste en jean. Je suis sortie sous cette pluie battante. Les orages grondaient. Lueur d'espoir qui déchirait ce ciel teinté de gris, je priait de toutes mes forces pour
mourir foudroyée. Alors je courrais.. Je courrais dans les rues, les allées..Sur les trottoirs, les chemins pavés. Je courrais en vain, car je ne savais pas où aller. Je m'assayais 5 minutes ou 2 je ne me souviens pas trop. J'ouvris mon portable. Je consultais mes messages, ou pas, plutôt, en lisant le fameux : "
Aucun messages recus". Alors je l'ai jeté dans la bouche d'égouts ce sadique de téléphone ! A quoi je m'attendais franchement ? La pluie continuait à se manifester contre moi. Mes cheveux trempaient mon tee-shirt en dessous. J'en avais
des frissons dans le dos. Je me remémorait le temps d'avant. Oui, le temps d'avant. J'en ai
tressaillit, enfait , ça aussi ça me donnais des frissons.. Je me relevais de ce banc aussi humide fut-il, qu'il m'eut mouillé mon jean. Je me remis à courir, sur un chemin familier. Je laissais mes jambes me guider, puisque ma tête n'était décidement pas décider à se contrôler.La pluie s'arretait. Je marchait au rythme du chuintement que faisait mes baskets. Je marchais encore & encore .. Jusqu'a ce que j'arrive devant une maison familière. Je ne voyais pas très bien, j'avais les yeux tellement embrumés. Tellement embrumés que je surpris des
larmes s'y échapper. Je santais des lassitudes dans tous les muscles de mon corps. J'étais à bout de souffle. Fatiguée de tout, de nous.
Fatiguée de vivre. Alors je frappais à la porte de l'unique personne, capable de me ramasser à la petite cuillère, encore. La porte c'est ouverte sous mes yeux..
J'eut peine à articuler quelques mots :
C ' est fini ..